Balade à la découverte du patrimoine
Balade à la découverte du patrimoine
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Avec plusieurs châteaux, entre autres celui des Archevêques de Lyon, celui d’Yvours et sa chapelle, celui de la Combe, mais aussi l’ouvrage militaire de Champvillard et le fort de Montcorin, nous pouvons parcourir plusieurs siècles d’Histoire à Irigny.
BALADE À LA DÉCOUVERTE DU PATRIMOINE
La Commune d’Irigny, avec le concours de l’Association du Patrimoine d’Irigny - Louis Dunand, a mis en œuvre depuis 2007 une signalétique spécifique des édifices remarquables de la Commune, sous forme de « mâts patrimoniaux ».
Au nombre de 18, cette signalétique couvre toute notre histoire et jalonne notre Commune. Le 1er mât a été installé en 2007 à la chapelle Saint-Martin. Le 18e mât a été posé en juin 2019 et honore cette fois une femme remarquable : Daisy Georges-Martin. Il est placé à l’entrée du collège afin que tous, passants, marcheurs, habitants, visiteurs de passage puissent en un clin d’œil savoir qui est Daisy Georges-Martin, personnalité éponyme du collège d’Irigny.
Voici les informations relatives à la balade patrimoniale et aux lieux remarquables à découvrir :
Le ruisseau de Venières prend sa source sur le plateau avant de rejoindre le Rhône. Sur son parcours, il traverse une propriété privée où se trouve un petit lac. Il alimente également deux anciens lavoirs : celui de la Combe, encore visible aujourd’hui, et un second situé autrefois sur le chemin de Venières, démoli dans les années 1970. Seul son emplacement, que l’on peut observer en fin de parcours, en témoigne encore. Lors de fortes pluies ou d’orages, le ruisseau peut connaître des crues impressionnantes.
Jusqu’aux années 1960, les lavoirs jouaient un rôle essentiel dans la vie quotidienne des habitants des quartiers environnants, servant à la fois de point d’eau et de lieu de lessive. L’arrivée de l’eau courante dans les foyers, puis des machines à laver, a progressivement rendu ces infrastructures obsolètes.
(1) Le château de la Combe, ancienne demeure du dernier seigneur d’Irigny, est aujourd’hui divisé en appartements. Il a également servi de décor à la série télévisée « Louis la Brocante ». Plus loin, le château de la Baronne du Bord, qui légua sa fortune à la commune par un testament minutieusement rédigé, a été transformé en EHPAD. La route locale a d’ailleurs été modifiée grâce à des terrains appartenant à ce château, permettant désormais d’éviter de passer devant celui-ci et facilitant ainsi la circulation.
(2) En poursuivant la balade, on peut admirer une très ancienne croix fixée contre un bâtiment. Mentionnée dès le début du XVIe siècle, elle est considérée comme l’une des plus anciennes et des plus belles du département. Parfaitement conservée, elle est classée Monument Historique. Jusqu’en 1664, elle constituait le point d’arrivée des processions de Pâques, de l’Ascension et de la Fête du Très Saint Sacrement, témoignant de son importance religieuse et culturelle.
Plus bas, sur la droite, se dresse une élégante tour ornée d’un cadran solaire, œuvre subtile mêlant ombre et lumière. Par son lien intime avec le mouvement des astres, il confère au temps une dimension presque cosmique, rappelant que chaque heure marquée appartient autant au ciel qu’aux hommes.
(3) Un peu plus loin, sur la gauche, apparaît un lieu d’exception : le domaine du château de Bagatelle. Commandité et conçu par l’architecte Pierre Juppet, créateur des apéritifs Saint-Raphaël, il fut construit entre 1899 et 1901. Les jardins et les communs furent aménagés entre 1901 et 1910 par Luizet et Barret, offrant un cadre paysager raffiné. Les façades sont aujourd’hui protégées par un arrêté d’inscription du 6 novembre 2009. Ce site chargé d’histoire invite désormais à un séjour d’exception, où l’élégance architecturale se mêle à la magie du temps.
(4) En traversant prudemment la RD 315, la rue du Péage mène directement au passage à niveau situé en contrebas. Celui-ci surplombe la voie ferrée de la première ligne de passagers construite en France. Confiée aux frères Seguin le 7 juin 1826, la ligne Saint-Étienne–Lyon fut inaugurée en 1830 et accueillit ses premiers voyageurs payants dès 1831.
(6) En longeant ensuite le mur qui borde le fleuve, on découvre les traces laissées par les anciennes inondations, matérialisées par deux échelles de crue. Elles permettent d’imaginer la hauteur impressionnante que pouvaient atteindre les eaux du Rhône, rappelant la force indomptable de ce fleuve.
En poursuivant vers le Rhône, le sol pavé de « têtes de chats » mène jusqu’au bord du fleuve, qui se dévoile dans toute sa beauté. Malgré la présence du canal qui le canalise, le Rhône conserve une part de mystère, comme s’il résistait encore à la maîtrise humaine.
(7) (8) En remontant vers le nord, on aperçoit sur la droite les vestiges d’une ancienne grue. Elle servait autrefois au chargement des pierres extraites de la carrière du Diable, utilisées pour édifier les ouvrages destinés à endiguer le Rhône. Ces aménagements, réalisés à la fin du XIXe siècle, ont recentré le cours du fleuve, approfondi son lit et facilité la navigation des bateaux à fort tirant d’eau. En revanche, ils ont entraîné l’ensablement des bras secondaires, reliant progressivement les îles aux pieds des balmes.
Aujourd’hui, un vaste projet vise à redonner vie à ces milieux naturels. En janvier 2025, la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) a lancé d’importants travaux de restauration des berges au sud de Lyon, afin de remettre en eau les bras secondaires, les « lônes »,et de recréer des zones humides favorables à la biodiversité.
(9) Le retour s’effectue par le chemin de Venières, où l’on peut observer l’emplacement de l’ancien lavoir. Tout au long de ces sentiers, chaque détour réserve son lot de surprises et de découvertes. L’air y est pur, l’atmosphère apaisante, et l’on savoure pleinement ces instants de tranquillité, loin du tumulte urbain.
Cette balade offre ainsi une immersion dans un patrimoine naturel et architectural riche, témoin de l’histoire locale et des transformations du territoire. Elle permet de découvrir les paysages et les trésors naturels qui bordent le Rhône.
Il est également possible de ne parcourir qu’une partie de l’itinéraire, notamment en débutant la balade depuis le parking situé sur la route 315, devant Bagatelle.


